L’Allemagne a son plan de sortie de l’Union Européenne.

Blog-SymboleBBR01Le plan B. Le fameux plan auquel on songe lorsqu’on ne se sent plus capable de se dire européen. Les lignes à suivre ne renferment pas de miracles ni de grandes vérités révélées ou de colombes sortant d’un chapeau. L’Allemagne a son plan B. Ces lignes sont écrites sur le fil, construites pour avertir, saisir les enjeux, partager l’urgence. Cette urgence ne prendra pas l’Allemagne à la gorge, elle s’est préparée. Les allemands sont-ils au courant ? Qui est au courant ? Si peu de gens, quelques hurluberlus adeptes de la théorie du complot peut être…et encore. Le « complot » semble n’être qu’un secret de « dit-tout » pour qui peut échanger avec des agents de la finance.

HollandeBourget03On peut combattre l’influence tentaculaire du monde de la finance, en faire son ennemi et lui renier ses visages. La finance pourtant par sa grandeur affûte les potentielles lames qui mettront sa tête à bas.

Les sources sont rares, les infos captables au compte-goutte, vous en trouverez si peu et même aucune ici. Tout cela n’est qu’un discours, un discours de courage, volontaire, qui n’a pas la prétention de démonstrations alambiquées. C’est par hasard au gré d’une discussion lors du dernier Congrès du PG, entre autre, que se captent certaines informations géopolitiques d’importance.

DeutscheMark20Les faits sont simples : l’Allemagne, ce pays qui s’affiche moteur de la zone euro, détient dans ses coffres des deutschemarks. Il n’est pas question ici d’une monnaie périmée telle que le franc, qui ne serait pas encore détruite physiquement. Les deutschemarks dont il est question sont imprimés, stockés, dans un but précis, rien d’autre qu’un plan de secours en cas d’effondrement ou d’abandon de l’euro. Si l’euro disparait au gré d’une crise économique majeure ou d’une rupture diplomatique et géostratégique radicale – les deux étant concomitantes – l’Allemagne détient la clef de demain.

Imaginons. L’euro disparaît mardi. Dès mercredi des deutschemarks viennent irriguer l’économie allemande et plus encore. Quel problème à cela, puisque ce n’est après tout qu’une assurance pour un risque pas totalement irréaliste ? Ce n’est pas une mauvaise idée, dans le fond, d’avoir des réserves monétaires nationales pour pallier à l’effondrement de la monnaie unique continentale. Il est toujours agréable d’avoir en poche un deuxième préservatif quand celui dont on use menace de craquer. Règle de base de la prévoyance, un peu comme le générateur de secours qui pointe quand le réseau lâche.

L’Allemagne a des deutschemarks en stock, prête à l’effondrement de l’euro.

Quel pays peut en dire autant ? Les Pays-Bas, paraît-il, ont aussi leur monnaie de secours. Qui d’autre ? La France a-t-elle des francs, ou des eurofrancs, ou une autre monnaie de singe en réserve en cas d’explosion de la zone euro ? Pas sûr. Les sources sont sèches à ce niveau.

UEflag01L’Allemagne guide la politique européenne. Elle impose à tous les pays son modèle économique, écrase la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes et de choisir comme on l’observe en Grèce. L’Allemagne écrase la main de la France pour la fondre dans son moule, celle-ci en redemande. Au nom de l’euro, des règles absurdes imposées par les traités de l’Union Européenne, des dogmes religieux de l’ordo-libéralisme, tout est piétiné ; jusqu’à la démocratie qui ne vaut rien pour eux, les puissants. Pour tout cela deux pays parient tout de même, un peu en cachette, sur l’effondrement du plan A. Le plan A est à peine secret : imposer une politique destructrice, qui ne profite qu’à une minorité, à l’ensemble d’un continent. Le cadre de ce plan A c’est l’euro comme monnaie unique (unique et pas commune) et l’Union Européenne comme institution. S’ajoute également les couteaux de la Banque Centrale Européenne et du Fond Monétaire International. C’est la Troïka.

Tsipras01Ce plan A suit son court, tous les pays suivent, sauf la Grèce à présent. C’est un peu l’os du lapin, on le ronge, mais gare aux éclats car c’est dangereux pour les boyaux. Le cadre européen suffit au plan A. Mais à quand le plan B ?

Quand l’euro éclatera et que l’Union Européenne restera l’ombre de traités d’économie terroriste, alors nous y serons. L’Allemagne y sera. Avec la mise en circulation instantanée des deutschemarks, la finance trouvera son sauveur pour investir, tout le monde se bousculera. Alors les pays sans plan B seront dans la mouise. La fuite des capitaux vers l’Allemagne sera instantanée, avec même de l’avance, car le marché prévient, un peu. Les pays de l’Est déjà au service de l’Allemagne dans l’industrie rejoindront le nouvel Empire, mais quel autre choix auront-ils ? OXI, la Grèce l’a dit : Non. Mais lorsque ces mots n’auront plus de sens, quand cette urgence sera la nôtre, alors nous ne serons pas prêts.Blog-SymboleEtoile01

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